Rama et son mari Fares savaient qu’il était temps de quitter la Syrie pour le Canada lorsqu’il est même devenu dangereux de mettre le nez dehors. « Nous traversions souvent de longues périodes sans eau ni électricité », se souvient Rama. « Lorsque je quittais la maison, je disais “au revoir” à ma fille sans savoir si j’allais la revoir ou non ». Le couple avait peur et un sentiment de désespoir les envahissait, tout au long des quatre longues années d’attente avant que leur demande d’immigration et d’asile soit acceptée.

Lorsqu’ils ont appris que leur nouveau foyer serait à Montréal, ils se sont immédiatement inscrits à des cours de français, et ce malgré les risques. Pendant des mois, ils se sont rendus à l’école, en dépit du danger croissant auquel le monde extérieur les exposait.

Lorsque la famille a enfin atterri à Montréal, le soulagement ressenti a été immense. Mais ils ont rapidement réalisé qu’ils auraient besoin d’aide pour s’installer dans leur nouveau foyer.

« C’est très difficile d’arriver dans un nouveau pays où vous ne comprenez pas la langue », dit Rama, qui enseignait dans une université locale avant sa venue au Canada. « Il nous a fallu faire preuve de débrouillardise pour tenter de comprendre tous les documents que nous devions remplir. Il y a tellement de choses à faire en arrivant, et ça n’a pas toujours été facile ».

Alhomsi-Family

Heureusement pour eux, ils ont rencontré des compatriotes syriens de leur communauté qui leur ont parlé de CARI St-Laurent, un organisme soutenu par Centraide qui fournit de l’information, du soutien et une gamme de services aux nouveaux arrivants, y compris la garde d’enfants ainsi que des services d’établissement. « Nous avons suivi des cours de français à temps plein pendant huit mois », raconte Rama. « Notre fille a fréquenté la garderie de l’organisme pour que Fares et moi puissions apprendre le français aussi vite que possible. C’était un peu stressant, mais nous avons choisi de voir cette expérience comme une belle opportunité pour notre famille ».

L’organisme a aussi aidé Rama et Fares, qui était avocat dans son pays d’origine, à remplir des formulaires, obtenir l’accès à des soins de santé, obtenir des assurances et accomplir plusieurs autres tâches administratives qui accompagnent un déménagement dans un autre pays. Rama est toutefois particulièrement reconnaissante pour le volet social de l’organisme. « Les projets et les programmes offerts ici aident non seulement les nouveaux arrivants à s’intégrer dans la communauté, mais ils permettent aussi aux Québécois de mieux nous connaître, » explique Rama. « Cela nous permet de rencontrer des gens, d’échanger sur nos différentes cultures, et aussi de pratiquer notre français! »

« Désormais, lorsque je pense à l’avenir, j’ai de l’espoir », ajoute Rana, qui est incroyablement reconnaissante aux donateurs de Centraide qui, comme vous, aident de nouveaux Canadiens comme elle à recevoir un accueil chaleureux.

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