Rudy-2Suis-je un « philanthrope »? En fait, quand on m’a mentionné ce mot la première fois, je croyais qu’on parlait de quelqu’un qui collectionne les timbres. Même aujourd’hui, je ne me définirais pas vraiment par ce terme. Pour moi, le fait de donner pour aider les autres, c’est un choix presque naturel. Ce qui m’a le plus inspiré, ç’a été de voir mes parents en action. Ma mère était infirmière aux soins intensifs, donc je l’ai toujours vue prendre soin des autres. Mon père avait la vocation de l’entrepreneuriat, mais il s’investissait aussi dans ses activités de bénévolat.

Quand j’ai obtenu un emploi permanent et que j’ai reçu mon premier chèque, j’ai vu que je gagnais à peu près le même montant d’argent que ma mère dans les dernières années de sa carrière. Je vivais encore chez mes parents et j’avais très peu de dépenses. Alors quand la campagne Centraide a eu lieu, je n’ai pas hésité à faire un don régulier par prélèvement direct sur mon salaire, surtout que ce n’était pour moi qu’un petit montant et que c’était de l’argent que je ne voyais pas dans le fond. Or, sans que je le sache, le montant que j’avais décidé de donner me plaçais parmi les chefs de file. Mais ça restait anonyme et cet aspect-là aussi me plaisait.

Toutefois, l’anonymat ce n’est pas toujours bon quand il est question de dons de charité. Aujourd’hui, j’en parle parce que je veux encourager les gens, surtout les jeunes, à imiter mon geste. C’est important de commencer tôt pour créer l’habitude.

Chez mes parents, nous n’avons jamais manqué de rien mais nous n’avions rien de superflu. C’est toutefois ma conjointe Audrey qui m’a initié au concept de simplicité volontaire au début de notre relation. Nos valeurs tournent autour du bonheur de nos deux enfants, qui eux aussi, malgré leur jeune âge, prennent conscience que leurs jouets, par exemple, peuvent servir à d’autres quand ils n’en veulent plus. J’ai encore mon petit côté « acheteur compulsif » qui veut aller chercher du réconfort en faisant des achats, surtout en temps de pandémie. Mais ce bien-être-là est toujours éphémère. Quand on pense aux autres, on gagne un bonheur qui est un peu plus subtil mais aussi plus durable.

Finalement, on ne s’appauvrit jamais quand on fait un don, parce qu’en améliorant notre qualité de vie collective, on contribue aussi à notre bien-être personnel. Et on ne sait jamais quand on pourrait avoir besoin d’aide. Je l’ai appris moi-même quand j’ai dû affronter un cancer, il y a quelques années     .

La grande injustice avec la pandémie, c’est que les gens les plus pauvres en subissent les pires contrecoups. Le point positif c’est que ça va peut-être inciter une discussion sur les enjeux de santé mentale et mettre en évidence les besoins. J’espère que les gens qui ont plus de moyens vont en profiter pour donner davantage.

Le don à Centraide nous permet à Audrey, aux enfants et à moi de participer à quelque chose de plus grand et de faire partie de la solution. Centraide, c’est le choix facile, logique et efficace. Comme Centraide travaille directement avec les organismes sur le terrain, je peux être sûr que l’argent ira au bon endroit.

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